SORTIE CINÉMA - Adaptation du roman culte d’Emily Brontë paru en 1847, ce Hurlevent pimpé nous habite, nous enflamme, et nous emporte. Au cœur du brasier, la relation entre Catherine et Heathcliff qui brûle d’une ambivalence troublante, sombre et baroque.
Avec son adaptation du roman culte d’Emily Brontë paru en 1847, Emerald Fennell fait monter la température d’un cran. Dès les premières images, le ton est donné: les landes ne sont plus seulement battues par le vent, mais par les pulsations de deux cœurs déchirés. La mise en scène regorge d’idées brillantes, la maison de poupée, les murs couleur chair de la chambre de Catherine, le traitement des couleurs en général, le mouvement permanent du cadre, la photographie fascinante, à la fois pop, sensuelle et gothique, la bande originale signée Charli XCX: ce Hurlevent pimpé nous habite, nous enflamme, et nous emporte.
Au cœur du brasier, la relation entre Catherine et Heathcliff brûle d’une ambivalence troublante, et l’alchimie prend entre la subjuguante Margot Robbie et le sexy en diable Jacob Elordi. Les amants maudits se déchirent autant qu’ils s’adorent, prisonniers d’un romantisme qui confine à l’autodestruction. Conte sombre et baroque, d’un romantisme fou, cette relecture assume ses libertés et ses partis pris. En résulte une œuvre habitée et fiévreuse.