Un violeur en puissance, incontrôlable jusqu’en prison

Rédigé par
Laurent Grabet
Lausanne

PROCÈS À SUIVRE - Richard dort en prison à Champ Dollon. Le 11 février prochain, ce Guadeloupéen de 24 ans sera jugé pour tentative de viol par le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de Lausanne. 

Le jeune Français, cuisinier de profession, est arrivé en Suisse en avril 2024 comme touriste. C’est un cas social et voilà que ce 2 juin 2024, il le prouve tristement, selon l’acte d’accusation. Nous sommes à Ecublens devant un immeuble locatif. Il est 00h20 lorsque Richard repère une jeune femme, qui sort ses poubelles. Le Français court vers elle pour empêcher la porte automatique de son bâtiment de se refermer, et prétend lui aussi habiter là. 

Sauvée par un voisin

De fil en aiguille, le prévenu parvient à bloquer sa victime dans les escaliers descendant à la cave de l’immeuble. Paniquée, cette dernière appelle à l’aide, mais Richard a tout prévu et place une main gantée sur sa bouche. Malgré cela, la jeune femme le mord. Le pervers la pousse et tente de sortir son sexe pour abuser d’elle. Fort heureusement, un voisin alerté par les cris, sort de chez lui. Richard prend alors la fuite « l’air de rien », lâchant au passage qu’il n’a rien fait. Il est interpellé peu après. Le mois précédent, un soir, le Guadeloupéen s’était déjà « illustré » sur son lieu même de travail, un petit restaurant à burgers du centre de Lausanne, où il était employé illégalement. Là, il avait violemment insulté et menacé une collègue. 

Trois inondations

Une fois derrière les barreaux, le détenu ne s’est pas calmé pour autant, bien au contraire. Le 8 août 2024, il avait ainsi provoqué trois inondations dans sa cellule de Bois-Mermet et en avait profité pour menacer des agents de détention avec un ciseau et un manche à  balais cassé. Le 8 février 2025, il récidivait en mettant le feu à des papiers et des habits placés devant sa porte. Les policiers d’élite du DARD avaient alors dû être appelés pour le maitriser, et le placer dans une cellule forte. Le 6 avril 2025 à Bois-Mermet, il avait détruit un poste de télévision et une chaise et blessé un gardien. Et enfin dans la même prison en mai 2525, il avait frappé un agent de détention qui avait ouvert sa porte pour lui remettre un café…

* Prénom d’emprunt

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