DRAME - Basé sur des faits historiques, le film suit Douglas Kelley (Rami Malek), un psychiatre de l’armée américaine chargé d’évaluer les principaux dirigeants nazis capturés avant leur procès.
James Vanderbilt signe un drame historique d’une grande rigueur, à la fois pédagogique et profondément troublant et orchestre le retour en force de Russell Crowe, impressionnant d’intensité dans le rôle d’Hermann Göring, une performance habitée et ambigüe. Évidemment basé sur des faits historiques, le film suit Douglas Kelley (Rami Malek), un psychiatre de l’armée américaine chargé d’évaluer les principaux dirigeants nazis capturés avant leur procès.
Très vite, une relation toxique et fascinante s’installe entre lui et Göring, ce dernier déployant tout son charme manipulateur et sa rhétorique redoutable pour gagner l’estime – voire l’admiration – de celui censé l’analyser. C’est précisément là que Nuremberg frappe fort, dans sa capacité à piéger le spectateur: comme Kelley, on se surprend à écouter Göring et ses arguments, à constater ses qualités, à presque s’attacher à ce personnage complexe. C’est ce glissement moral subtil, cette séduction vénéneuse, que le film met brillamment en lumière.