COMPROMIS - Le marché immobilier, quel que soit le contexte, impose toujours une part d’arbitrage. Le bien qui coche toutes les cases existe rarement.
Beaucoup de projets immobiliers commencent par de nombreuses attentes. Un logement lumineux, au calme, avec un extérieur, proche des commodités, bien desservi… et parfaitement aligné avec le budget prévu. Sur le papier, tout semble clair. Dans la réalité, les choses sont souvent un peu différentes. Et c’est normal. Le marché immobilier, quel que soit le contexte, impose toujours une part d’arbitrage. Le bien qui coche toutes les cases existe rarement. En revanche, les projets qui évoluent intelligemment sont nombreux et ce sont souvent eux qui aboutissent. Dans la pratique, nombreux sont les acheteurs qui débutent leurs recherches avec des critères très (trop!) précis. Puis, au fil des visites, une prise de conscience s’opère.
Certains compromis deviennent acceptables, d’autres non. Les priorités se réorganisent. C’est le cas pour Alexandre et Manon qui recherchaient l’appartement parfait. Après plusieurs visites, le constat est clair: trop de cases à cocher et leur budget ne suffira pas. En revanche, un bien légèrement différent de l’idée de départ, moins central, moins récent, qui se révèle plus lumineux, mieux agencé et finalement plus agréable à vivre aura réussi à les faire vibrer. Leur projet évolue. Les objectifs aussi. Un projet immobilier réussi n’est pas celui qui correspond parfaitement à l’idée initiale, mais celui qui s’inscrit dans le quotidien des futurs propriétaires. Accepter que son projet évolue, ce n’est pas renoncer, c’est s’adapter.
Les concessions deviennent des choix réfléchis, et non des frustrations. Finalement, si le bien parfait n’existe pas, le projet qui nous correspond vraiment, lui, existe bel et bien. Et il apparaît souvent au moment où le cœur prend le pas sur le factuel.
Laurent Pannatier, directeur de Proximmo, agence immobilière