MUNICIPALES 2026 • Avocat de formation et écologiste pragmatique, le Vert Xavier Company revendique une politique ancrée dans le réel, faite de compromis, d’exemplarité et de proximité avec la population lausannoise.
L’engagement politique de Xavier Company s’est construit progressivement, au fil d’un parcours marqué par une sensibilité écologique profondément ancrée et une volonté constante de relier la beauté des principes à l’efficacité des actes.
C’est à l’université, autour de 18-19 ans, que cet avocat de métier a commencé à se politiser: «J’ai choisi le droit car je m’intéressais déjà beaucoup à la politique, mais aussi au journalisme.»
Issu d’un milieu familial qu’il décrit comme «très ancré à gauche», Xavier Company a trouvé dans l’écologie politique une évidence. Pour lui, il n’y a pas de compromis entre croissance infinie et limites planétaires: «Soit on admet qu’on est dans un monde fini, notre planète, avec ses lois physiques et ses limites naturelles, et on a conscience de ces limites, soit on croit à une croissance infinie, mais cette croyance défie toute logique et n’est pas compatible avec notre planète. Les deux sont peu conciliables.»
Exemplarité nécessaire
Cette analyse structure son engagement aux Jeunes Vert-e-x-s, puis aux Vert-e-s, et continue aujourd’hui d’orienter ses choix politiques: «Il faut agir, et se rappeler que l’écologie de marché est un mirage et que ce n’est pas la technologie seule qui résoudra les crises. La technologie peut aider, mais la priorité reste la sobriété. La meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas.» Cet engagement, Xavier Company l’assume aussi dans sa manière de vivre. Souvent critiquée pour un supposé décalage entre discours et pratiques, la classe politique trouve en lui un contre-exemple conscient de ses actes. «Je pense qu’on ne peut pas être parfait, mais qu’on doit être exemplaire», affirme-t-il. Réduction drastique de sa consommation de viande, voyages estivaux en train et en bateau (même jusqu’en Grèce!), préférence pour les circuits commerciaux courts: il cherche à appliquer, autant que possible, ce qu’il défend publiquement, tout en refusant l’injonction à une perfection irréaliste. Ancien habitant du quartier de la Riponne, souvent pointé du doigt pour son insécurité croissante et le deal de rue très présent, il connaît les contrastes entre les reflets agités de la vision médiatique et la réalité plus nuancée du terrain, et appelle de ses vœux la présence renforcée d’une police de proximité en lien de confiance avec la population. Amateur du marché du samedi, habitué du Petit Central, du café de l’Hôtel de Ville et de la Couronne d’Or, il décrit une ville vivante, animée, loin du tableau anxiogène parfois dressé. «Ce n’est pas vrai que le centre-ville de Lausanne se meurt. Un samedi soir à Lausanne, c’est quasiment impossible de trouver une table sans réserver, rappelle-t-il. La vie nocturne et culturelle bat son plein chaque semaine et fait vivre la ville».
Loin des coupoles bernoises, Xavier Company apprécie l’action au niveau local. «À Lausanne, le pouvoir d’agir est réel, précisément parce qu’il est local et opérationnel. Voir une décision se traduire concrètement dans l’espace public est l’un des moteurs de mon engagement: la production d’énergie renouvelable, le développement du solaire, la transformation de l’éclairage public ou encore la protection de la biodiversité…» Autant de fruits récoltés par les politiques menées que de preuves tangibles de cette capacité d’action. Mais cet engagement a un prix: les semaines de 60 ou 70 heures, le poids des responsabilités, la solitude de la fonction, mais aussi la nécessité de préserver un équilibre entre vie publique et vie privée, d’autant plus que Xavier Company est devenu papa et doit mener de front la campagne des municipales et sa nouvelle paternité.
La loi du dialogue
Cette nouvelle étape amène aussi une évolution dans son équilibre, car il refuse que la charge mentale et parentale ne retombe, comme c’est trop souvent le cas, que sur la mère. «Je souhaite m’engager dans ma paternité, ce qui implique forcément de nouveaux équilibres et une nouvelle organisation». Face aux critiques, il revendique l’écoute et le dialogue, mais trace une ligne claire face à la violence et au non-respect, qu’il considère comme des atteintes au débat démocratique. «La politique, en Suisse, c’est la loi du dialogue. S’il est rompu, notre démocratie directe si précieuse s’enraye», résume-t-il.
Une approche qu’il incarne au quotidien, très présent sur le terrain, dans les fêtes de quartier comme dans les séances publiques, convaincu que la confiance se construit dans la proximité et la cohérence. Xavier Company incarne un engagement nourri d’humanisme et d’écologie