HÔTELLERIE • Dimanche 19 avril, au Bürgenstock Resort, qui surplombe le lac des Quatre-Cantons, la cérémonie «Die 101 besten Hotels Schweiz 2026» a récompensé les meilleurs établissements du pays lors d’un gala présenté par l’ex-Miss Suisse Christa Rigozzi. Le Beau-Rivage Palace a été distingué «Luxury Leisure Hotel of the Year 2026», tandis que son directeur général Benjamin Chemoul a reçu le titre d’«Icon Hotelier of the Year». Interview.
Lausanne Cités:Que représente cette double distinction?
Benjamin Chemoul: C’est un honneur immense, mais surtout collectif. Ces prix appartiennent aux équipes, qui incarnent chaque jour l’excellence de la maison.
Déjà distingué l’an dernier en catégorie Grand Resorts, le palace lausannois a montré durant deux années consécutives sa capacité à conjuguer évolution et continuité, sans renoncer à son identité. Comment l’expliquez-vous?
La régularité n’est jamais acquise dans notre métier. Elle repose sur un effort constant et discret. Malgré des transformations importantes, nous avons toujours maintenu notre niveau d’exigence.
Qu’est-ce qui définit aujourd’hui le luxe?
Il ne se limite plus au confort. C’est une capacité à anticiper, à reconnaître chaque hôte, à créer une relation sincère.
Le jury évoque «l’âme et la chaleur» de l’établissement…
Cela se traduit par des gestes simples, soit un regard, un sourire, une attention juste. Ce n’est pas une posture, c’est une culture. Fondé en 1861 au bord du Léman, le Beau-Rivage Palace inscrit cette vision dans une longue tradition d’accueil, fidèle à son héritage et résolument contemporaine.
Les Lausannois ont-ils leur place ici?
Bien sûr. Le Beau-Rivage Palace est aussi leur maison.
Quels défis pour la suite?
Attirer et former les talents reste essentiel. Et continuer à faire rayonner la capitale vaudoise comme destination à part entière.
Un moment qui résume votre métier?
Un client qui se sent profondément bien, ou un collaborateur qui trouve sa place.