«Cinque secondi», un été pour renaître

Rédigé par
Thomas Lécuyer
Culture & Loisirs

SORTIE CINÉMA - Porté par une grâce inouïe et une formidable énergie, ce film interroge sur des sujets très lourds pour mieux nous ramener à la lumière et à une joie pure, incarnée à l’écran par une belle bande de copains squatteurs musiciens et vignerons.

Il m’a fallu du temps pour rentrer dans ce film magnifique, qui a su voler mon cœur, illuminer mon âme et serrer ma gorge. Les 15/20 premières minutes sont assez mystérieuses, opaques, distantes, il ne se passe pas grand-chose, on suit ce gars, quinquagénaire assez antipathique qui vit reclus dans les dépendances d’un château abandonné au cœur de la Toscane. 

Sa retraite est troublée par l’arrivée d’une bande de jeunes qui vient squatter la propriété et ressusciter ses vignes. De défiance en méfiance, le bonhomme va s’ouvrir petit à petit et un lien se tisse bientôt entre Matilde, une des meneuses de la bande et descendante des propriétaires historiques de la demeure et lui. Alors, comme son héros, le film s’ouvre et l’hermétisme devient lumière. On découvre les raisons bouleversantes pour lesquelles il vit reclus dans les écuries du château, et, à l’instar de la vigne qui repousse, la vie repousse en lui. 

Porté par une grâce inouïe et une formidable énergie, le film interroge sur des sujets très lourds pour mieux nous ramener à la lumière et à une joie pure, incarnée à l’écran par cette belle bande de copains squatteurs musiciens et vignerons, à la tête de laquelle la formidable Galatea Bellugi brille de mille feux. 

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