DÉFI • Âgé de 33 ans, et déjà avec un sacré palmarès sportif d’ultra-endurance à son actif, Frédéric Splendore va courir cet été plus de 4200 km entre Monaco et l’Ukraine, via la Suisse. Objectif: promouvoir la paix et une certaine idée de l’humain.
C’est un défi qui risque de faire couler pas mal d’encre, tant il est porteur d’un message d’espoir. En juillet prochain, le Vaudois Frédéric Splendore, qui vit à Poliez-Pittet, relèvera un incroyable challenge, celui de courir 4200 km entre Monaco et l’Ukraine en 60 jours, au nom d’une certaine idée de l’Homme et de l’Humanité.
Intitulé «Courir pour unir», le projet a été conçu en deux phases: les 2000 premiers kilomètres suivront le classique trajet de la Via Alpina, mais d’ouest en est via la Suisse, et à partir de Monaco. Les 2200 km suivants se dérouleront à travers l’Europe de l’est, en suivant des hauts lieux de mémoire comme les sinistres camps d’Auschwitz, jusqu’à l’arrivée à Lviv, en Ukraine, prévue le 21 septembre prochain, symbolique date de la Journée internationale de la Paix. «L’idée de ce défi est de faire un lien entre le triste passé de l’Europe et son triste présent, avec l’Ukraine en guerre, explique cet athlète d’endurance à la personnalité solaire et qui a déjà un sacré palmarès à son actif: champion suisse de 100 km 2023, vice-champion suisse 2024, 1er marathonien vaudois en 2025. Je cours pour pour montrer qu’avec peu de choses, même en tant que sportif, on peut essayer d’agir pour unir les gens et amener du positif là où il y en a besoin». Et le plus fou dans cette incroyable histoire est que cet athlète de haut niveau est en réalité un autodidacte de la course à pied, n’ayant jamais appartenu à un club. Né il y a 33 ans en Valais d’une maman neuchâteloise et d’un papa italien, Frédéric Splendore court depuis l’âge de cinq ans, lorsqu’il a commencé à accompagner son papa durant ses joggings.
Marathon en 2014
Son premier marathon, il le court à Lausanne en 2014 avec un temps très honorable – 3 heures et 22 minutes – et sans le moindre entraînement. Deux ans plus tard, il améliore considérablement ses performances, bouclant le même parcours en 2 heures et 51 minutes.
Dès l’obtention de son CFC de laborantin en chimie suivi d’une maturité professionnelle, il ressent l’appel du large, part en 2017 pour un tour du monde, mélange d’humanitaire et de trekking. Une première expérience suivie en 2018, d’une traversée des États-Unis à pied en 116 jours, depuis le Mexique jusqu’au Canada, soit 4300 km en autonomie complète. Avec à la clé, un apprentissage des fondements de l’ultra-endurance basés sur une attention constante portée à la gestion physique, à la nutrition, aux risques, aux conditions climatiques et à la logistique. Ces compétences, il continue à les développer dans les années 2019-2021, à l’occasion d’une longue période de préparation physique et mentale afin d’intégrer le corps des sapeurs-pompiers professionnels à Lausanne, dont il finit par démissionner après quatre années d’intense activité.
«C’est à ce moment-là, en pleine déconnexion professionnelle, qu’est né ce projet de course d’ultra-endurance entre Monaco et l’Ukraine», se remémore Frédéric Splendore. Nous sommes en mai 2025 et le sportif investit tous ses efforts dans la préparation de ce périple sportif et solidaire hors norme, ce qui du reste ne l’empêche pas dans l’intervalle, de s’aligner au départ du Marathon de Berlin en septembre 2025.
Financements recherchés
Mais le défi est surtout dans la préparation de la logistique de «Courir pour Unir». Et si un sponsor met à sa disposition le camping-car qui le suivra durant tout son périple, il manque une trentaine de milliers de francs pour financer le carburant, les éventuels péages, la nutrition sportive et enfin et surtout, les physiothérapeutes qui prendront soin de lui durant toute la course.
Mais notre homme voit bien plus loin. Car il lance également un financement participatif destiné à lever 140’000 euros au bénéfice de sa nouvelle association «Au-delà de l’effort» dont la vocation est de soutenir des causes humanitaires, environnementales, animales ainsi qu’à l’aide aux personnes malades ou en situation de handicap. «Si nous arrivons à les récolter, ces 140’000 euros seront intégralement versés à la Chaîne du Bonheur, annonce-t-il plein d’espoir. J’ai symboliquement voulu que la somme soit en euros car ma course traverse l’Europe et qu’elle comprendra en outre… 140’000 mètres de dénivelés positifs».
Pour soutenir Frédéric Splendore, ainsi que s’inscrire au gala: www.fredericsplendore.ch
Pour soutenir l’association Au-delà de l’effort: www.audeladeleffort.ch