ÉDIFICE - Inaugurée le 15 décembre 2003, la tour est l’œuvre de l’ingénieur Julius Natterer, qui fut le patron du laboratoire des constructions en bois de l’EPFL, et de l’architecte Bernard Bolli.
La tour d’observation est juchée sur le point culminant de la colline de Sauvabelin, à 670 mètres d’altitude, au-dessus d’un réservoir d’eau. À 35 mètres de hauteur, sa plate-forme en encorbellement dépasse la crête des arbres, et la vue s’étend à 360 degrés.
Elle a été érigée sur l’impulsion de l’Union des sociétés de développement de Lausanne, afin de marquer l’entrée dans le troisième millénaire.
En bois local
Construite entièrement en bois local et massif – soit plus de 100 tonnes de pin Douglas, épicéa et mélèze! –, elle a la forme d’un cône tronqué dans lequel se déploie un escalier hélicoïdal. Sa construction a coûté 1,19 millions de francs.
Ses 302 marches ont été payées en partie par souscription individuelle; la lecture du nom des nombreux sponsors vous divertira pendant l’ascension. Il est amusant d’apprendre qu’un siècle plus tôt, il était déjà question d’ériger une tour à cet endroit, en rachetant le sosie de la tour Eiffel de l’Exposition nationale de Genève de 1896. Et qu’il existait bien avant cela un système de communication à distance, utilisant des tours de guet et des signaux lumineux. Du beffroi de la cathédrale, on recevait presque instantanément les informations des possessions éloignées de l’évêque, dans la Broye par exemple, via la tour de Gourze.
Forêt au 1er plan
Les esprits chagrins feront remarquer que la vue est dégagée à peu près partout à Lausanne et qu’il n’y a pas besoin de tour pour admirer le paysage.
La particularité de cette vue-là est toutefois d’offrir la forêt en premier plan. La canopée, strate supérieure d’une forêt, composée de feuillages directement exposés au rayonnement solaire, est souvent considérée comme un écosystème distinct.
Le texte de cette rubrique est tiré du livre «111 lieux à Lausanne à ne pas manquer», de Martine Dutruit (photos), Ulrich Doepper, Pierre Thomas et Michel Zendali (textes), éditions emons: www.111lieux.com Disponible en librairie.