«Die, My Love», dans les affres de la dépression post-partum

Rédigé par
Thomas Lécuyer
Culture & Loisirs

SORTIE CINÉMA - Ce film poignant explore sans concession la dépression post-partum, mais aussi le poids des traumas familiaux et l’érosion d’un amour autrefois incandescent.

Dans une maison familiale isolée, une jeune mère vacille, peu à peu abandonnée par son compagnon (Robert Pattinson, glaçant de détachement). Elle sombre alors dans une spirale où l’épuisement physique et mental se mêle à une rage sourde. Avec Die, My Love, présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025, Lynne Ramsay, réalisatrice du bouleversant We Need To Talk About Kevin en 2011, signe un drame d’une intensité rare, qui s’impose autant par sa puissance visuelle que par l’engagement total de son actrice principale. 

Le film explore sans concession la dépression post-partum, mais aussi le poids des traumas familiaux et l’érosion d’un amour autrefois incandescent, désormais réduit à une cohabitation toxique, puis à une haine larvée. Caméra au plus près des corps, montage fragmenté, narration éclatée : la cinéaste privilégie l’immersion brute, et  tout concourt à nous enfermer dans l’esprit de son héroïne. Le résultat est éprouvant, parfois dérangeant, mais d’une cohérence artistique impressionnante. 

Jennifer Lawrence livre une performance ahurissante, très physique, à vif, avec une intensité qui ne laisse aucun répit au spectateur. À cette expérience sensorielle s’ajoute une photographie somptueuse, qui contraste avec la violence du propos, ainsi qu’une excellente bande originale, contribuant à créer une atmosphère à la fois envoûtante, poignante  et oppressante.

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