La cousine de Superman déboule au cinéma

Rédigé par
Thomas Lécuyer
Culture & Loisirs

Avec Supergirls, Craig Gillespie s’attaque au film de super-héros et signe une variation inspirée sur la cousine méconnue de Superman, avec un petit arrière-goût de série B musclée et ironique bienvenu.

Deuxième pierre du nouvel édifice DC après Superman, Supergirl s'inscrit dans le vaste chantier lancé par James Gunn et Peter Safran pour réinventer l'univers cinématographique de DC Comics. Le film fait partie du premier chapitre, « Gods and Monsters », avant l'arrivée de Clayface et Man of Tomorrow

Craig Gillespie, réalisateur des excellents I, Tonya et Dumb Money, s’attaque au film de super-héros et signe une variation inspirée sur la cousine méconnue de Superman, avec un petit arrière-goût de série B musclée et ironique bienvenu.  Même si le blockbuster reste calibré, il n’est pas sans saveur ni aspérité, à la croisée du space opera et du teen movie féministe un peu bad ass. La grande réussite du film repose sur la révélation Milly Alcock, remarquable dans le rôle de Kara Zor-El. 

Pour son premier rôle au cinéma, la jeune actrice incarne une héroïne tourmentée, impulsive et profondément humaine, dont les failles rendent le parcours particulièrement touchant, en l'éloignant des archétypes habituels pour devenir un véritable personnage aux nombreux enjeux dramatiques. Face à elle, le grand acteur belge Matthias Schoenaerts confirme ses ambitions hollywoodiennes dans une jolie composition de grand méchant. 

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