Vous êtes confrontés au racisme? Il y a un espace de parole pour vous!

Rédigé par
Sylvie Parel
Lausanne

VIVRE ENSEMBLE - Le Bureau lausannois pour les immigrés de la Ville de Lausanne lance un groupe de parole destiné aux personnes confrontées au racisme. Première séance le 25 août.

«Face à l’augmentation des incidents racistes, nous devons renforcer nos moyens de lutte, mais aussi développer les lieux d’écoute pour les personnes ayant vécu de telles expériences, explique Émilie Moeschler, conseillère municipale chargée des sports et de la cohésion sociale. Ce dispositif répond à un besoin exprimé par les personnes concernées, à savoir: disposer d’un lieu où leur vécu est reconnu, sans être minimisé ni remis en question.»

Dès le 25 août les personnes confrontées au racisme pourront se retrouver une fois par mois à l’Espace Riponne pour échanger sur ce qu’elles ont vécu, rencontrer des personnes ayant traversé des situations similaires et trouver du soutien, dans le cadre d’un projet pilote d’une année. La participation est gratuite et sans inscription.

Thèmes non fixés à l'avance

Les rencontres auront lieu à l’Espace Riponne le mardi de 18h à 20h, à raison de 2 séances les 2 premiers mois, puis une par mois. Elles seront animées par 2 intervenantes de l’association ARCIIM, mandatée par le Bureau Lausannois pour les immigrés. Les thèmes ne sont pas fixés à l’avance et seront déterminés selon les besoins des personnes présentes. «Le groupe n’a pas vocation à se substituer à une thérapie ou à une consultation juridique. Il s’agit avant tout d’un espace de soutien entre pairs, qui permet notamment de renforcer la capacité d’agir des personnes participantes et, si nécessaire, de les orienter vers des ressources spécialisées», précise Vanessa Kangni, responsable du projet au BLI.

Ce projet est issu des Semaines d’actions contre le racisme organisées par la Ville de Lausanne depuis 2007. La consultation menée en 2022 auprès de la population lausannoise, puis les échanges de 2024 consacrés au racisme dans le domaine de la santé, ont mis en évidence le besoin d’espaces collectifs d’écoute et de reconnaissance. 

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