MUNICIPALES 2026 • Élu au Conseil communal à 22 ans, profondément attaché à Lausanne et à la démocratie directe, l’UDCValentin Christe s’engage au nom d’une idée exigeante du service public.
Valentin Christe s’est engagé tôt en politique, sans détours ni calculs, dans une conception très ancrée de la responsabilité citoyenne. En 2012, à 22 ans à peine, il entre déjà au Conseil communal. «J’étais peut-être un peu plus noctambule qu’aujourd’hui, sourit-il, mais déjà attentif à ce qui se jouait dans ma ville, en particulier la nuit. Heureusement, je n’ai jamais fait l’objet d’une agression particulière, mais le climat pesant m’a interpellé».
Son service militaire marquera profondément sa vision. «J’étais dans l’infanterie, donc une vraie arme de proximité. C’est aussi une armée où il y a beaucoup de diversité, l’occasion de rencontrer des gens d’origines et d’horizons très différents. C’était une belle expérience, l’occasion de sortir de ma zone de confort, de me confronter à d’autres milieux, à d’autres exigences, de découvrir un peu mes limites. On fait ça parce qu’on le doit à sa patrie».
Une logique qu’il prolonge naturellement en politique: servir, participer, rendre, en fervent défenseur des institutions et de la démocratie directe.
Fervent défenseur de la démocratie directe
En ce sens, une votation agit comme un déclic : «La votation sur les minarets de 2009 a été révélatrice pour moi. Après le vote, au moment de cette fameuse confrontation sur Infrarouge entre Oskar Freysinger et Daniel Cohn-Bendit, il y a eu un véritable festival de lamentations sur la démocratie directe, sur le fait que le peuple votait “mal”. Le résultat était clair, un peu plus de 57 %. Et c’est justement ça qui m’a donné envie de m’engager, de défendre la démocratie directe, quand on commence à remettre en cause la légitimité du vote populaire».
Pour lui, ce moment cristallise une conviction durable: la démocratie suisse est imparfaite, mais elle reste un rempart face aux idéologies déconnectées, aux politiques hors-sol, aux excès de pouvoir et de lobbyisme. «Quand le Parlement va trop loin, le peuple met le holà. C’est sa grande force».
Lausannois de naissance, Valentin Christe revendique un attachement viscéral à sa ville. Il y a grandi, y a fait toute sa scolarité, y travaille aujourd’hui, et aime ses bistrots du centre, les chocolatiers de la rue Marterey, prendre un verre au Meraki ou au XIIIème Siècle. Sillonnant la ville à pied, il observe, écoute, reste au contact: «Quand on est sur les marchés, les gens viennent nous parler de problèmes très concrets qu’ils rencontrent dans leur quartier. On a envie d’agir».
Sécurité et liberté
Son thème central reste la sécurité publique, non par obsession, mais par souci de liberté: «C’est ridicule d’opposer sécurité et liberté. Plus de sécurité ne veut pas dire moins de liberté, c’est même le contraire. Les gens ont envie de vivre en sécurité dans leur ville, de pouvoir sortir librement sans se demander quels coins éviter. Je refuse une ville où les femmes doivent contourner des quartiers la nuit, où l’insécurité devient une habitude silencieuse.» Pour lui, il faut non seulement plus de moyens sécuritaires, notamment dans la police, mais aussi rétablir la confiance: «Aujourd’hui à Lausanne, la confiance est rompue entre la police et les autorités politiques. Il faut la reconstruire.»
De son appartement du cœur de Lausanne, se dégage une certaine fierté helvétique, discrète mais assumée, perceptible à travers une multitude de clins d’œil, de lectures et d’objets décoratifs. Un tableau représentant un paysage champêtre vaudois côtoie une miniature de locomotive CFF, tandis que des ouvrages consacrés à la stratégie de défense suisse rappellent un attachement profond aux institutions, à l’histoire et à l’indépendance du pays. Rien de tapageur, mais une cohérence: celle d’un homme pour qui l’identité helvétique n’est ni un slogan ni une nostalgie, mais un socle. Valentin Christe assume ainsi une posture conservatrice au sens noble du terme: préserver ce qui fonctionne, transmettre l’héritage et défendre les valeurs fondatrices qui ont façonné la stabilité et la prospérité du pays. «C’est peut-être moins sexy de se battre pour préserver nos acquis plutôt que de faire des promesses racoleuses, mais c’est ce qui fait que la Suisse est ce qu’elle est aujourd’hui ».
Après quatorze ans passés au Conseil communal, il porte un regard lucide sur la lenteur parfois frustrante des processus politiques, sans pour autant avoir perdu la vitalité de son engagement ni l’élan qui l’a poussé à s’engager très tôt. Le travail de terrain, le contact avec la population, l’examen minutieux des dossiers continuent de nourrir sa motivation, malgré un rapport de forces défavorable dans une ville où son parti reste minoritaire. Conscient que la route lausannoise sera longue et pentue, Valentin Christe avance sans amertume ni résignation. Challenger assumé, il poursuit son engagement avec la conviction tranquille de ceux qui savent pourquoi ils se battent — et surtout, pour qui.