JEUNESSE POLITIQUE • Élu mi-mars à la présidence des jeunes du Centre, Jean-Robert Terrier entend rassembler les visions politiques de gauche et de droite avec des actions concrètes. Rencontre.
Le jeune président mise sur le pragmatisme, le dialogue et l’engagement de terrain pour dépasser les clivages politiques. Il entend notamment soutenir la réélection de Valérie Dittli et Isabelle Chappuis, tout en portant des propositions concrètes sur des enjeux comme la formation continue ou les violences faites aux femmes. Convaincu que la politique doit remettre l’humain au cœur de son action, il ambitionne de faire du Centre un véritable trait d’union entre les institutions et la société civile.
Lausanne Cités:Quelles sont les raisons qui ont poussé l’assemblée générale des Jeunes du Centre vaudois à vous élire?
Jean-Robert Terrier:Nous étions deux candidats aux idées assez congruentes et aux objectifs similaires. Peut-être que mon expérience politique a fait pencher la balance. Je vais souvent rencontrer nos homologues suisses allemands, je m’implique beaucoup dans la politique de mon parti et celle du canton. J’ai toujours été quelqu’un qui cherchait à comprendre comment les choses fonctionnent, mais aussi comment les améliorer.
Quels sont vos objectifs pour votre présidence?
Faire réélire nos deux élues principales, Valérie Dittli au Conseil d’État et Isabelle Chappuis au Conseil national. Valérie apporte de la jeunesse et du dynamisme au Canton, contrairement à la vieille politique vaudoise. J’aimerais même placer un jeune du parti du Centre au Grand Conseil.
Pourquoi est-ce au Centre que vous vous retrouvez le mieux?
Ce qui m’a convaincu, chez les Jeunes du Centre, c’est la non-polarisation. Ils ne cherchent pas une idéologie, mais des idées qui font avancer la société. Le président des Jeunes du Centre suisses a dit que les Jeunes du Centre était le seul parti de jeunes en Suisse qui avait abandonné l’idéologie pour des idées concrètes. Ils mettent aussi l’humain au centre et en tant qu’humaniste, je trouve ça très inspirant et c’est cela qui m’a poussé à rejoindre le parti! Les autres partis centristes ne m’intéressaient pas, parce que ce n’était pas le cœur de leur programme.
Quelles seraient vos solutions pour rassembler ceux qui se polarisent?
Il faut apprendre à se parler. Chacun campe sur ses positions, personne ne discute. Cela s’est particulièrement illustré lors du vote du budget au Grand Conseil. Il faut sortir des idéologies pour retrouver du pragmatisme et ne pas oublier qu’on est au service de la population.
Peut-on vraiment faire de la politique sans être idéologique?
Je pense que oui.
Comment ces ambitions se traduisent-elles concrètement?
Un des sujets qui me tiennent à cœur est la formation continue. Je ne suis pas un expert, mais il en existe. Consulter des experts fait partie de ma politique, car je n’ai pas la science infuse. C’est la même chose pour les violences faites aux femmes. Je m’y intéresse, mais j’ai mes prismes culturels et je ne prétends pas connaître la réalité ni quelles sont les solutions que l’on pourrait mettre en place. Je veux donc faire des propositions concrètes, à la place des slogans et des affiches racoleuses, en impliquant les associations, les experts, les faîtières, etc. J’aimerais que notre parti se positionne en trait d’union entre la société et le gouvernement.
Vous étiez candidat au Conseil communal de Bussigny lors des dernières élections, mais n’avez pas été élu. Quelle était votre vision pour l’Ouest lausannois?
Plus de dynamisme et des transports, surtout pour les jeunes. La question de la jonction autoroutière de Chavannes devra aussi être réglée, car, selon moi, aucune autre solution n’est envisageable. On risque d’avoir un projet qui nous passe sous le nez parce qu’on n’arrive pas à se mettre d’accord. Je me suis engagé à Bussigny parce que ça bouge! Il y a des projets, mais aussi des défis. Et je compte bien me représenter dans cinq ans. Et en attendant, j’espère aussi être en tête de liste pour les élections cantonales et pouvoir défendre les jeunes et trouver de vraies solutions.