AFFAIRE BRUEL • La signature par le futur municipal lausannois Xavier Roth de la pétition en ligne «Pas de Patrick Bruel en Suisse!» n’est pas passée inaperçue. Si Patrick Bruel a depuis annoncé l’annulation de ses concerts en Suisse jusqu’en septembre, la prise de position publique de l’élu, appelé à représenter l’ensemble de la population dès le 1er juillet prochain, interpelle. Il s’en explique.
Lausanne Cités:Qu’est-ce qui vous a poussé à signer cette pétition appelant au boycott de Patrick Bruel?
Xavier Roth: Je crois les victimes et les graves accusations portées depuis maintenant plusieurs années contre Patrick Bruel justifient cette prise de position. Vice-président du POP à ce moment-là, je représentais aussi la voix de mon parti, aligné sur cette revendication.
Quelle a été votre réaction lorsque l’artiste français a annoncé l’annulation jusqu’en septembre de l’ensemble de ses concerts en Suisse?
Je suis satisfait de l’issue pour la sécurité des femmes dans ces festivals, même si j’aurais préféré une issue plus rapide. Force est de constater que la mobilisation des associations paient et qu’elles ont persévéré malgré les embûches, bravo à elles.
Que répondez-vous à ceux qui rappellent la présomption d’innocence du chanteur?
La présomption d’innocence est une notion juridique et la justice fera son travail. Comme membre de la société civile ayant à cœur le sort des victimes et la protection du public et des collaboratrices des festivals, nous avons le droit de demander qu’on les protège d’agissements graves et corroborés par plusieurs témoignages.
Une fois entré en fonction comme municipal, continuerez-vous à signer publiquement des pétitions sur des sujets de société ou d’actualité?
La fonction municipale imposera d’agir en collégialité comme il est de coutume. Le cas échéant, je laisserai donc mon parti et sa nouvelle direction prendre parti.