CANTONALES 2027 - Christelle Luisier Brodard, Isabelle Moret et Frédéric Borloz annoncent aujourd’hui se représenter pour les élections du Conseil d’Etat prévues en février prochain. Ils ont répondu à nos questions.
Qu'est-ce qui vous motive à repartir pour cinq années supplémentaires ?
Christelle Luisier : Rien ne me tient plus à cœur que de faire avancer notre canton. Si je me représente, c'est par conviction. Je crois à la liberté d'entreprendre, à la responsabilité, à un État qui fait confiance plutôt qu'il ne contraint. La législature a été agitée, et nos réalisations ont parfois été éclipsées par l'actualité. Mais les résultats sont là, de nombreux chantiers sont en cours, et je souhaite les mener à terme.
Frédéric Borloz_ Diriger un département comme le mien, c’est travailler sur de nombreux projets à long terme qui ne seront pas terminés dans un an, en fin de législature. Il est pour moi motivant d’envisager que je puisse poursuivre des chantiers comme la redéfinition des exigences scolaires, la défense des compétence fondamentales, les besoins spécifiques des élèves sans oublier le soutien à la classe et à l’enseignant lorsque c’est nécessaire, ou encore une conception harmonisée du passage de la fin de la scolarité obligatoire au gymnase et aux formations professionnelles.
Isabelle Moret : Je souhaite continuer à m’engager en faveur d’un canton prospère et innovant. Toutes nos actions lancées ces quatre dernières années vont dans le même sens : celui de favoriser la compétitivité de nos entreprises. Nous avons étoffé les mesures d’attractivité en faveur des entreprises vaudoises, lancé un plan pour soutenir la relève de la main d’œuvre, développé une stratégie industrielle, élaboré des programmes de retour à l’emploi. Mais le travail n’est pas fini, surtout dans un contexte géopolitique aussi agité.
Vous trois, conseillers d'État sortants, souhaitez vous représenter. Pourquoi votre équipe est-elle, selon vous, la bonne formule pour le canton ?
Isabelle Moret : Parce que nous sommes complémentaires et que nous savons travailler ensemble. Nous avons chacun notre tempérament, notre sensibilité et nos domaines, mais nous partageons la même vision : un canton fort et dynamique où il fait bon vivre et en sécurité.
Frédéric Borloz : Nous sommes complémentaires au sein d’un même parti. Être conseiller d’Etat, c’est se mettre au service des Vaudoises et Vaudois. Le faire sous l’étiquette PLR, c’est porter des valeurs fondamentales communes dans toute notre action. Bien sûr, nous le faisons chacun avec notre sensibilité, notre approche. Et c’est avec l’expérience acquise que nous nous proposons pour continuer.
Christelle Luisier : Nous représentons trois régions, trois sensibilités, mais une même envie de servir ce canton et celles et ceux qui le font vivre. Cette combinaison fait notre force, celle d'une équipe qui sait travailler ensemble. Et, en tant que PLR, nous portons le même engagement en faveur de nos PME et de nos indépendants : de l'agriculture à l'industrie, de la restauration aux entrepreneurs. C'est tout ce tissu économique qui fait la vitalité du canton, et nous nous battons pour lui au quotidien.
Frédéric Borloz, Vaud est l’avant-dernier canton du pays en matière de formation professionnelle. Que comptez-vous faire lors de la prochaine législature pour améliorer concrètement la situation dans les régions éloignées comme le Pays-d'Enhaut, la Broye ou le Jura-Nord vaudois ?
Frédéric Borloz : Je me suis engagé dès le début pour la valorisation de la formation professionnelle. Je suis moi-même issu de cette filière et j’y suis attaché. Oui, nous devons faire mieux, en particulier dans le passage direct après l’école obligatoire vers une formation certifiante. Nous avons déployé un plan pour cela avec Mme Moret, et le projet de refonte de la fin de l’école obligatoire va exactement dans ce sens. Sur un autre plan, lorsque nous pouvons développer des centres de formation dans des régions décentralisées, nous le faisons.
Christelle Luisier, vous avez présidé le Conseil d'État vaudois. Qu'est-ce que cette responsabilité a changé dans votre manière de gouverner ?
Christelle Luisier : Ces dernières années ont été marquées par de nombreuses crises, je ne vais pas le cacher. Nous avons souvent dû décider dans l'incertitude, et agir avec responsabilité. Être garant des institutions demande un certain courage, celui de se placer au-dessus de la mêlée. On en sort différemment : avec davantage de recul et de maturité face aux défis. Présider un collège, c'est accepter ce rôle avec humilité, y compris quand il est impopulaire. C'est une expérience humaine qui apprend à garder le cap et à rassembler, quand tout pousse à se diviser.
Isabelle Moret, les disparités économiques entre régions vaudoises sont une réalité. Quels territoires vous préoccupent le plus?
Isabelle Moret : Comme ministre de l’Economie en charge également de l’emploi, il me semble important de proposer des outils qui soutiennent les régions. C’est ce que nous avons mis en place avec notre nouvelle politique de développement économique avec une attention particulière sur l’économie de proximité pour soutenir la vitalité des régions et favoriser le développement local. Nous avons également renforcé les collaborations entre les offices régionaux de placement (ORP) et les entreprises locales. Mon objectif, c’est un canton à plusieurs moteurs, pas un canton à deux vitesses. Chaque région doit pouvoir miser sur ses atouts.