A Bruxelles, de l'art en veux-tu en voilà...

FOIRE - La prochaine édition de la BRAFA, l’une des plus prestigieuses foires d’art d’Europe aura lieu du 28 janvier au 4 février 2024, avec son lot de nouveautés et de raretés. Les amoureux de surréalisme pourront y (re)découvrir, les œuvres tout en sensibilité du peintre belge Paul Delvaux.

  • La diversité des œuvres exposées permet de toucher un large public. dr

Si vous aimez les musées et les œuvres d’art, n’hésitez pas un instant: sautez dans un avion ou un train et rendez-vous du 28 janvier au 4 février prochain à Bruxelles: là-bas, s’y tiendra un événement unique, la BRAFA, la Brussels Art Fair, ancienne foire des antiquaires, un rendez-vous qui regroupera plus de 130 exposants en provenance de 14 pays dont la Suisse, ainsi que des amateurs d’art venus du monde entier. Les collectionneurs, eux aussi, seront de la partie. Et pour cause: les œuvres à découvrir vont de la peinture aux manuscrits anciens, en passant par l’art moderne, la sculpture, la tapisserie, l’orfèvrerie, la céramique, la BD et tant d’autres. Enjambant les époques et les continents, elles survolent les genres et les styles dans un authentique voyage spatio-temporel.

Eclectisme

Cet éclectisme a été de longue date 
le fondement d’un succès qui ne se dément pas. L’année dernière plus de 65'000 visiteurs ont ainsi arpenté 
les allées de cette accumulation unique de véritables mini-musées pour y découvrir les merveilles qui, au fil des pas, s’y dévoilent. Autre secret de ce succès, une capacité unique et avérée de prendre en compte les évolutions des goûts des collectionneurs, du marché mais aussi du grand public. «A chaque génération son mouvement et à chaque mouvement sa part de création et donc d’intérêt du public, explique Didier Claes, le vice-président de la BRAFA. Une erreur à ne pas faire est de dénigrer ce mouvement générationnel et il faut accepter qu’il y aura toujours de nouvelles tendances et ne pas tomber dans le conservatisme.»

Et cette année encore, les nouvelles tendances ne manqueront pas, en partie – mais pas seulement – grâce à l’arrivée d’une vingtaine de nouveaux exposants, triés sur le volet, qui sont venus compléter l’ensemble des domaines présentés à la foire. Reste que cet événement unique au monde n’est pas seulement une occasion pour l’amateur d’art de se frotter à des objets uniques. C’est aussi la possibilité d’en acquérir, et pour des budgets, contrairement à ce que l’on pourrait penser, souvent accessibles.

Incontournables

Parmi les incontournables de cette 69e édition, les œuvres majeures qu’y présentera la célèbre Fondation du roi Baudouin. Ses dernières acquisitions ainsi qu’une très belle sélection d’œuvres issues de ses collections y seront exposées, dont une Vierge à l’enfant unique, statuette d’à peine 
17 cm réalisée au XVIIe siècle par Maria Faydherbe, ainsi qu’une exceptionnelle bague rosace en or ornée de diamants et d’un portrait miniature.

Et puis enfin, il y a Paul Delvaux, célèbre peintre surréaliste belge décédé il y a tout juste trente ans et dont la fondation éponyme sera l’invitée d’honneur de cette édition, avec pour le visiteur, l’occasion de s’adonner à une véritable immersion dans l’univers de l’artiste au travers d’une sélection de pièces maîtresses, provenant de sa collection, mais également d’une collection privée. «Paul Delvaux occupe une place particulière en raison de l’originalité de son univers et de sa sensibilité, explique Camille Brasseur, la directrice de la fondation. Delvaux n’est ni expressionniste, ni surréaliste, pourtant il est les deux à la fois. Il est parvenu à insuffler à ses toiles une dimension intemporelle qui lui permet d’échapper aux étiquettes et aux modes éphémères. C’est d’autant plus vrai qu’aujourd’hui son œuvre prend un sens nouveau à l’heure d’une approche des genres en pleine mutation.»

 

Une Carte très particulière…